24 juillet, 2008

Boucherie solaire. Extrait d'un roman inédit

Au printemps Bordeaux et le campus se transformaient en boucherie solaire. Fraîches cuisses blanches surgissant éclatantes, jupettes diaphanes tremblotantes au soleil, tétons pigeonnants illuminés, chair claire, appétissante, exposée... je pouvais voir le grain de peau, la tache de rousseur sur le dos, l’infime naevus sur le sein, une veine sous la peau laiteuse de la cuisse succulente… et les petites culottes !… tenues légères !... nombrils !... micro-jupes !...
Dès le mois de mars les portes de l’enfer s’ouvrent et la lumière du ciel guide mon crâne sur les voies du massacre. Je rage de voir l’azur immense éclairer tragiquement les cuisses et les seins. Ma cervelle se met à bouillonner et je maudis le soleil.

0 Comments:

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home