Les gros seins blancs de Julie. Extrait d'un roman inédit.
Sur la route du sud, portés par une joie frôlant le désastre et la mort nous étions furieux, exaspérés dans l’étendue de la lumière, parcourant plaines et sierras torrides, outre-Pyrénées...
En Andalousie la charnelle insolence de Julie suscita des regards furax. La chaleur et la lumière accentuaient l’éclat blessant des gros seins blancs. Cela frappait de plein fouet hommes et femmes.
Julie se laissa aborder par une jeune autochtone, Lourdès, brune de peau, la poitrine généreuse, la taille fine et un cul féerique. L’Andalouse succomba à la beauté pleine et radieuse des nibards blonds, et moi, je bandai terriblement dès que je vis les deux femmes ensemble. Dare-dare je les imaginai s’embrassant sur la bouche, dénudées, tétons mêlés.
À Cordoue de bars en terrasses de cafés je m’envoyais des bières tandis que Lourdès et Julie babillaient, lâchant de temps à autre des éclats de rire bruyants et obscènes. Je dis à Lourdès que j’avais faim et elle nous emmena dans un restaurant plein de jeunes gens éméchés. Les femmes semblaient lascives et les tables étaient jonchées de bouteilles. Au fond de la salle un jeune homme chantait en buvant au goulot.
J’étais affamé. Je voulais voir la langue de Lourdès toucher celle de Julie. Elles se pintaient au vin rouge et je continuais à avaler des bières. Goulu j’étais, briffant voracement pendant qu’elles jacassaient inlassables.
La bouche pleine je bredouillai :
— Vous…Je voulais les faire taire, j’avais trop bu ; je n’en pouvais plus.
— Oui ? fit Lourdès m’adressant un sourire équivoque.
— Embrassez-vous, dis-je à brûle-pourpoint.
— Quoi ?
— Embrassez-vous bordel !... avec la langue !… J’en peux plus. Vous en avez envie depuis le début, vous attendez quoi ?
Je vrillai mon regard dans les yeux de Lourdès :
— Vous, qu’est-ce que vous attendez ? Pourquoi vous ne touchez pas ce putain de sein ?
Lourdès posa un regard nonchalant et secrètement angoissé sur le décolleté de Julie qui lampait du rouge.
Je remplis les verres qu’elles sifflèrent en silence.
Je finis de manger ma cuisse de poulet.
Posément l’Andalouse mit ses lèvres puis sa langue sur le pan nu du téton, puis les deux bouches se joignirent, langues dehors frétillant...
Une espèce de marée rouge et absurde me monta au crâne... absurde... j’avais envie de hurler ou d’assassiner… envie de vomir le réel... je voulais crever les limites du possible, provoquer une déflagration qui épuiserait tout ce qui pouvait surgir : viande, lumière, fiente, ciel, tomate, chiennerie cosmique... — exploser en un cri total, définitif… en finir…
En Andalousie la charnelle insolence de Julie suscita des regards furax. La chaleur et la lumière accentuaient l’éclat blessant des gros seins blancs. Cela frappait de plein fouet hommes et femmes.
Julie se laissa aborder par une jeune autochtone, Lourdès, brune de peau, la poitrine généreuse, la taille fine et un cul féerique. L’Andalouse succomba à la beauté pleine et radieuse des nibards blonds, et moi, je bandai terriblement dès que je vis les deux femmes ensemble. Dare-dare je les imaginai s’embrassant sur la bouche, dénudées, tétons mêlés.
À Cordoue de bars en terrasses de cafés je m’envoyais des bières tandis que Lourdès et Julie babillaient, lâchant de temps à autre des éclats de rire bruyants et obscènes. Je dis à Lourdès que j’avais faim et elle nous emmena dans un restaurant plein de jeunes gens éméchés. Les femmes semblaient lascives et les tables étaient jonchées de bouteilles. Au fond de la salle un jeune homme chantait en buvant au goulot.
J’étais affamé. Je voulais voir la langue de Lourdès toucher celle de Julie. Elles se pintaient au vin rouge et je continuais à avaler des bières. Goulu j’étais, briffant voracement pendant qu’elles jacassaient inlassables.
La bouche pleine je bredouillai :
— Vous…Je voulais les faire taire, j’avais trop bu ; je n’en pouvais plus.
— Oui ? fit Lourdès m’adressant un sourire équivoque.
— Embrassez-vous, dis-je à brûle-pourpoint.
— Quoi ?
— Embrassez-vous bordel !... avec la langue !… J’en peux plus. Vous en avez envie depuis le début, vous attendez quoi ?
Je vrillai mon regard dans les yeux de Lourdès :
— Vous, qu’est-ce que vous attendez ? Pourquoi vous ne touchez pas ce putain de sein ?
Lourdès posa un regard nonchalant et secrètement angoissé sur le décolleté de Julie qui lampait du rouge.
Je remplis les verres qu’elles sifflèrent en silence.
Je finis de manger ma cuisse de poulet.
Posément l’Andalouse mit ses lèvres puis sa langue sur le pan nu du téton, puis les deux bouches se joignirent, langues dehors frétillant...
Une espèce de marée rouge et absurde me monta au crâne... absurde... j’avais envie de hurler ou d’assassiner… envie de vomir le réel... je voulais crever les limites du possible, provoquer une déflagration qui épuiserait tout ce qui pouvait surgir : viande, lumière, fiente, ciel, tomate, chiennerie cosmique... — exploser en un cri total, définitif… en finir…

