<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112</id><updated>2009-10-31T13:16:41.803+01:00</updated><title type='text'>la chair</title><subtitle type='html'>textes de Younisos</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>14</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-7781234755440126531</id><published>2009-03-10T20:02:00.002+01:00</published><updated>2009-10-31T13:16:41.841+01:00</updated><title type='text'>La chair et le couteau. Extrait d'un roman inédit</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La belle endormie était là ramenée à la pure présence, charnelle épaisseur, silencieuse, ici et maintenant étalée.&lt;br /&gt;De ses cheveux roux émanait une douce fragrance, sucrée, crémeuse.&lt;br /&gt;Frôlant de mon nez sa chevelure je la humai profondément de sorte que, l’effluve me pénétrant jusqu’à la moelle, je fus saisi d’un délicieux vertige. Enivré d’effroi et de volupté, effleurant de ma main tremblotante sa poitrine à travers le drap, j’éprouvai la tiède plénitude de la chair. Sous l’estivale couverture sa très fine chemisette était partiellement déboutonnée : d’un petit geste je dénudai aisément le téton gauche sans la réveiller.&lt;br /&gt;Le sein apparut tout rond, plein, inerte, d’une blancheur crue, lunaire. Beau et atroce.&lt;br /&gt;Le couteau avec lequel elle avait découpé le saucisson reposait innocemment sur une petite étagère de bois beige. La lame luisait, courte mais aiguisée, pointue.&lt;br /&gt;Doucement je mis la pointe du couteau sur la gorge de Juliette. Ma main ne trembla pas. J’enfonçai la lame — le sang gicla. Je tranchai la gorge et dévoilai toute la nudité du corps. Le rouge vif se répandit sur les gros seins blancs. Ce que je voyais était d’une beauté démesurée. Ivre de jouissance esthétique, je restai longtemps immobile, contemplant fixement l’apparition, alors qu’en moi ruisselait un déluge d’extase sensorielle.&lt;br /&gt;Je gardai un moment ma langue statique adhérant au sein ensanglanté, puis je me mis à laper goulûment le sang sur la peau délectable. Mordant furieusement dans le téton, de mes dents j’arrachai des petits bouts de chair que j’avalai jubilant…&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-7781234755440126531?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/7781234755440126531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=7781234755440126531&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/7781234755440126531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/7781234755440126531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2009/03/la-chair-et-le-couteau-extrait-dun.html' title='La chair et le couteau. Extrait d&apos;un roman inédit'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-8785724703520857738</id><published>2009-03-04T13:16:00.004+01:00</published><updated>2009-03-04T13:30:33.169+01:00</updated><title type='text'>Lumières sanglantes</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Sur ma table de travail, gît un porc écorché. Parmi les feux du ciel frétillent des biftecks, et des seins tranchés. Dans la lumière, pétille le rire vermeil de onze mille belles éventrées.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au creux du soleil une vulve étincelle, étrange fêlure, nimbée d’or et d’azur. Scintillent le bleu du ciel et des carnes sanglantes, et les blancs viscères de matrones mutantes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La terre s’ouvrant, des phallus effroyables s’élancent dans les airs, par flots le sang éclabousse l’atmosphère, l’humaine raison vacille et se perd, la vie triomphe écarlate et solaire — ma rage explose embrasant l’univers.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur le lit blanc, gît une tête de porc — parmi la fraise et la crème rayonnent deux lèvres fraîches, et le goût de la mort. Au creux de mon crâne un grand massacre se déchaîne, par ondes et flots le Mal fuse dans mes veines ; dans l’azur limpide je vois un bœuf écorché, et des gros seins blancs de pulpe gorgés — quand je dors j’ai souvent la gorge tranchée, dans mes rêves s’élèvent onze mille belles égorgées.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma tête enfle et éclate le sang gicle et ruisselle — ma sève s’épand par les trous du réel.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Parmi les cerises meringuées je vois d’amples hanches crémeuses, et une langue de porc — sur le lit blanc gît une tête de mort. Au cœur de la nuit molle et vaporeuse je vois des fesses hautes et laiteuses, et le sperme lunaire en giclées nébuleuses. Aux étoiles se mêle onctueuse la mamelle plantureuse d’une goule fougueuse, tandis qu’au zénith s’illuminent des chairs cambrées, bouches sanguines et rondes croupes lactées.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La lune enfle et éclate le lait fuse et ruisselle, ma rage se dilate en strip-tease du réel.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sous le ciel blanc, rutile la viande carmin de onze mille nymphes désossées. Dans les ténèbres célestes frétillent des rumstecks, et des reins tranchés. Sur ma table de travail, gît une femme égorgée.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-8785724703520857738?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/8785724703520857738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=8785724703520857738&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/8785724703520857738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/8785724703520857738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2009/03/lumieres-sanglantes.html' title='Lumières sanglantes'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-3931968074040535204</id><published>2009-02-23T13:02:00.004+01:00</published><updated>2009-02-23T13:17:36.748+01:00</updated><title type='text'>Les gros seins blancs de Julie. Extrait d'un roman inédit.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Sur la route du sud, portés par une joie frôlant le désastre et la mort nous étions furieux, exaspérés dans l’étendue de la lumière, parcourant plaines et sierras torrides, outre-Pyrénées...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En Andalousie la charnelle insolence de Julie suscita des regards furax. La chaleur et la lumière accentuaient l’éclat blessant des gros seins blancs. Cela frappait de plein fouet hommes et femmes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Julie se laissa aborder par une jeune autochtone, Lourdès, brune de peau, la poitrine généreuse, la taille fine et un cul féerique. L’Andalouse succomba à la beauté pleine et radieuse des nibards blonds, et moi, je bandai terriblement dès que je vis les deux femmes ensemble. Dare-dare je les imaginai s’embrassant sur la bouche, dénudées, tétons mêlés.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;À Cordoue de bars en terrasses de cafés je m’envoyais des bières tandis que Lourdès et Julie babillaient, lâchant de temps à autre des éclats de rire bruyants et obscènes. Je dis à Lourdès que j’avais faim et elle nous emmena dans un restaurant plein de jeunes gens éméchés. Les femmes semblaient lascives et les tables étaient jonchées de bouteilles. Au fond de la salle un jeune homme chantait en buvant au goulot.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’étais affamé. Je voulais voir la langue de Lourdès toucher celle de Julie. Elles se pintaient au vin rouge et je continuais à avaler des bières. Goulu j’étais, briffant voracement pendant qu’elles jacassaient inlassables.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La bouche pleine je bredouillai :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;— Vous…Je voulais les faire taire, j’avais trop bu ; je n’en pouvais plus.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;— Oui ? fit Lourdès m’adressant un sourire équivoque.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;— Embrassez-vous, dis-je à brûle-pourpoint.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;— Quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;— Embrassez-vous bordel !... avec la langue !… J’en peux plus. Vous en avez envie depuis le début, vous attendez quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je vrillai mon regard dans les yeux de Lourdès :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;— Vous, qu’est-ce que vous attendez ? Pourquoi vous ne touchez pas ce putain de sein ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lourdès posa un regard nonchalant et secrètement angoissé sur le décolleté de Julie qui lampait du rouge.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je remplis les verres qu’elles sifflèrent en silence.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je finis de manger ma cuisse de poulet.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Posément l’Andalouse mit ses lèvres puis sa langue sur le pan nu du téton, puis les deux bouches se joignirent, langues dehors frétillant...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une espèce de marée rouge et absurde me monta au crâne... absurde... j’avais envie de hurler ou d’assassiner… envie de vomir le réel... je voulais crever les limites du possible, provoquer une déflagration qui épuiserait tout ce qui pouvait surgir : viande, lumière, fiente, ciel, tomate, chiennerie cosmique... — exploser en un cri total, définitif… en finir…&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-3931968074040535204?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/3931968074040535204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=3931968074040535204&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/3931968074040535204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/3931968074040535204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2009/02/les-gros-seins-blancs-de-julie-extrait.html' title='Les gros seins blancs de Julie. Extrait d&apos;un roman inédit.'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-971933180463772526</id><published>2009-01-09T21:48:00.002+01:00</published><updated>2009-02-23T13:26:20.931+01:00</updated><title type='text'>Transes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Je chante ! la boue chante !&lt;br /&gt;Crevons, buvons rouge, osons la fange !&lt;br /&gt;Tremblote ouvre déchire-toi crèèèèèève !&lt;br /&gt;Foutez vos cœurs dehors !&lt;br /&gt;Je vous montrerai les fentes de la beauté — de mon sang je rafraîchirai vos fêlures immondes —&lt;br /&gt;Qui ose encore parler d’amour et de mort ? — l’Apocalypse est déjà consumée — sur le Net se joue le deuil décalé de la Déflagration qui naguère eût mieux fait de nous réduire en poussière d’astres galeux —&lt;br /&gt;Je chante ! la boue chante !&lt;br /&gt;Dépecez-moi !&lt;br /&gt;Je veux vivre en direct mon déchiquetage intégral, et qu’on mêle mes viscères à des grosses fraises obscènes, et que sur les débris pulvérulents de mon maigre cadavre s’éploient des coïts insensés et de monstrueux festins, et que le ciel vert se fende et dégueule des créatures gélatineuses acéphales, et que le Web soit enfin percé à jour — Web sournois dieu diffus, scélérat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-971933180463772526?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/971933180463772526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=971933180463772526&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/971933180463772526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/971933180463772526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2009/01/transes.html' title='Transes'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-8768281323909338625</id><published>2008-10-02T21:48:00.003+02:00</published><updated>2008-10-02T21:56:20.839+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Une cuisse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;une hache&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;un mur blanc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;éclaboussures rouge sang.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fraise mûre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;clair azur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;onze fêlures&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ciel blanc.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une cuisse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;une hache&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;donnez une hache&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pour que surgisse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;sur la peau claire et lisse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;le rouge carmin du vice.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une hache&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;une hache !&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-8768281323909338625?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/8768281323909338625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=8768281323909338625&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/8768281323909338625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/8768281323909338625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2008/10/une-cuisse-une-hache-un-mur-blanc.html' title=''/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-1450037416597162775</id><published>2008-08-04T15:01:00.002+02:00</published><updated>2008-08-04T15:05:27.486+02:00</updated><title type='text'>Rage dionysiaque</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Je voyais du sang sur l’azur ; la beauté et la lumière éclataient dans mon crâne. La lumineuse épaisseur de la chair me jetait dans une fureur atroce.&lt;br /&gt;Écoutez, je voudrais comprendre cette chose horrible et excessive qui irradie dans le bleu du ciel — j’ai au fond du ventre une rage qui voudrait que de mes entrailles surgisse un grand, très long couteau… un couteau assez énorme pour déchirer le soleil, ensanglanter le ciel, pour que l’azur tourne rouge vif — lumière sanglante… Azur azur azur ! — Atrocité !  — Ô azur !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-1450037416597162775?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/1450037416597162775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=1450037416597162775&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/1450037416597162775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/1450037416597162775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2008/08/rage-dionysiaque.html' title='Rage dionysiaque'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-1601210494005640387</id><published>2008-07-24T14:31:00.009+02:00</published><updated>2009-02-23T13:33:40.476+01:00</updated><title type='text'>Boucherie solaire. Extrait d'un roman inédit</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Au printemps Bordeaux et le campus se transformaient en boucherie solaire. Fraîches cuisses blanches surgissant éclatantes, jupettes diaphanes tremblotantes au soleil, tétons pigeonnants illuminés, chair claire, appétissante, exposée... je pouvais voir le grain de peau, la tache de rousseur sur le dos, l’infime naevus sur le sein, une veine sous la peau laiteuse de la cuisse succulente… et les petites culottes !… tenues légères !... nombrils !... micro-jupes !...&lt;br /&gt;Dès le mois de mars les portes de l’enfer s’ouvrent et la lumière du ciel guide mon crâne sur les voies du massacre. Je rage de voir l’azur immense éclairer tragiquement les cuisses et les seins. Ma cervelle se met à bouillonner et je maudis le soleil.&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-1601210494005640387?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/1601210494005640387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=1601210494005640387&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/1601210494005640387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/1601210494005640387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2008/07/extrait-dun-roman-indit-de-younisos.html' title='Boucherie solaire. Extrait d&apos;un roman inédit'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-7026787247336921215</id><published>2008-07-17T13:48:00.003+02:00</published><updated>2009-02-23T13:24:03.166+01:00</updated><title type='text'>Horrible beauté</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La beauté n'est-elle pas ce pinacle d'équilibre déchirant où la lumière est près d'éclater éclaboussant l'oeil béant du voyeur ahuri ? -- en moi geignent moult bêtes sensitives aux cervelles transies, mon clavier est charnel, du fond de mes entrailles montent des mots et des cris, mon ventre éjacule des poèmes maudits.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Dans mes os érectiles se dressent des chants telluriens, dans le stream de mon sang résonne la musique abyssale de Dionysos sans mesure ni lien.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi s'épanouit en pointe l'horreur sensorielle, éclat blanc de seins levés vers le ciel, seins gorgés du lait de la terre, rayonnants de sublime lumière.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi l'effluve ondoyant d'une sombre chevelure éployée dans la brise du soir.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi le sang vespéral, et la lune lactescente nue dans le noir.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi l'horreur scintillante émanant d'une oeuvre d'art, et la prose sanglante du poète furibard, et l'exubérance d'une toile aux allures d'abattoir.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La beauté n'est-elle pas ce mystère d'équilibre rageant où la chair s'illumine en gloire, où la peau cruelle du réel se laisse enfin voir ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-7026787247336921215?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/7026787247336921215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=7026787247336921215&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/7026787247336921215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/7026787247336921215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2008/07/un-gros-sein-blan.html' title='Horrible beauté'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-344036915168022750</id><published>2008-07-14T13:52:00.006+02:00</published><updated>2009-03-10T20:28:46.172+01:00</updated><title type='text'>la chair</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0-dkO8xIGeg/SHs_OB80daI/AAAAAAAAAAM/Uru-rKCQnYw/s1600-h/la+chair.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222837703140472226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0-dkO8xIGeg/SHs_OB80daI/AAAAAAAAAAM/Uru-rKCQnYw/s400/la+chair.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://younisos-ecrivain-tanger-litterature.kouaa-blog.com/"&gt;La CHAIR&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Une bouche, une pine, un pilon de poulet, un parapluie, une bouche d’incendie —La vie n’est-elle pas une piètre farce bien atroce, d’un comique lamentable, imbroglio de scénarii grotesques, cruelles occurrences ?... et puis hors la banalité : l’excès : éveil tragique — beauté horrible, lumière létale, ivresse vertigineuse au-dessus du gouffre innommable, pourriture, asticots scintillants. Ainsi le cloaque sensitif ouvre sur l’immensité immonde : ivresse sans nom de ce qui se défait, s’affale et s’écoule en dessous.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Fécale éruption.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Il faut imaginer d’énormes charognes sanguinolentes surgissant lentement du ciel bleu.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La furie secrète, muette et anale éclate, solaire. L’azur est une immense putréfaction, la plus pure. Le bleu, déféquant sur des milliards d’yeux, les rince.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La vision renaît et s’allume sous la fiente cosmique. Impossible d’escamoter la Boucherie. L’abominable apparaît abominable, et l’ignoble ignoble, — et le beau, IMMONDE.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Dans la fureur, les hurlements, rages d’une joie atroce — le sang est ivresse. Des orgues d’une cathédrale jaillit et ruisselle une musique abyssale : cet excès de splendeur est comparable à l’immondice en ce qu’elle est excès, et à la chair d’une frêle jeune fille en ce qu’elle est excessivement douce.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L’éclat cru d’un gros sein blanc est une insulte à la prudence, un démenti de la raison, fond laiteux pour des rigoles de sang, orage de déflagrations hilares éclaboussant la gueule à ceux qui pensent à demain.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-344036915168022750?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/344036915168022750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=344036915168022750&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/344036915168022750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/344036915168022750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2008/07/la-chair.html' title='la chair'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0-dkO8xIGeg/SHs_OB80daI/AAAAAAAAAAM/Uru-rKCQnYw/s72-c/la+chair.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-115521148634542685</id><published>2006-08-10T13:59:00.003+02:00</published><updated>2009-03-10T20:32:43.276+01:00</updated><title type='text'>Azur et volupté</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Quand furtivement j’aperçois, au coin d’une rue, la beauté d’une femme, sublime et crue, s’illumine en moi l’Apparition de la chair, épiphanie éphémère, couleurs tremblées en galbes et lumières.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Quand je contemple fixement le bleu du ciel, il gicle en moi une atroce déchirure, rageuse fêlure, joie abominable, euphorie improbable, plénitude sensorielle frôlant de trop près l’infini insondable.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;— Par-delà bien et mal, la lumière est fatale.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Quand je contemple fixement la nudité miraculeuse d’un sein lourd et beau, d’un sein pâle et cruel, éclate en moi un déluge mystique d’extase sensuelle — ainsi scintille la splendeur charnelle, ainsi la volupté éclôt et ruisselle.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Quand je perçois longuement l’étrange limpidité de l’azur, il surgit en moi une soudaine envie de fuir tous les murs, m’en aller sans papiers sans argent, sans raison ni vêtements, m’en aller fol et sauvage vers d’impossibles rivages, hurlant ma rage.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;— Par-delà bien et mal, la lumière est létale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-115521148634542685?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/115521148634542685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=115521148634542685&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115521148634542685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115521148634542685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2006/08/azur.html' title='Azur et volupté'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-115512631436112132</id><published>2006-08-09T14:18:00.002+02:00</published><updated>2009-03-10T20:47:43.504+01:00</updated><title type='text'>Sein lunaire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Dans les Mille et Une Nuits les belles ont la peau laiteuse et la chevelure aussi sombre que la nuit. Ainsi parmi les ténèbres la pleine lune luit, et d’un décolleté de soie noire la lumière jaillit, et le ciel flamboie quand le jour s’évanouit — ainsi fuse une violence inouïe du doux baiser fortuit.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Je boirai le mal jusqu’à la lie.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Nuitamment dans un cimetière surgit la lueur singulière d’une bougie, au chevet d’une tombe éclairée tel un lit, et la chair pâle d’une femme belle aux longs cheveux d’ébène, étalée, sans vie.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;D’une blancheur lunaire, les seins fermes pointant vers le ciel firent fulminer de blancs éclairs dans mon crâne transi.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi donc je contemplais fixement le corps nu, quand la cuisse de la morte tressaillit, les narines frémirent et un œil, noir, s’ouvrit.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Je boirai l’horreur jusqu’à la lie.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi dans la fureur et la rage je jouis, je suis mille fois mort et j’écris, l’azur me hante et je me délecte de pluie — ainsi giclent le sang et la sève du carnage et du fruit. Dans les Mille et Une Nuits les belles ont la peau laiteuse et les yeux aussi noirs que la nuit.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-115512631436112132?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/115512631436112132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=115512631436112132&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115512631436112132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115512631436112132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2006/08/sein-lunaire.html' title='Sein lunaire'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-115495419102698014</id><published>2006-08-07T14:23:00.001+02:00</published><updated>2009-03-10T20:43:55.204+01:00</updated><title type='text'>Cerise sanglante</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Carcasse énorme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;sanguinolente&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;sur un lit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Cerise écarlate&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;sur le ventre blanc&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;de Julie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Grand coutelas&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;cuisse fraîche&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;sous la pluie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Julie crève&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Julie jubile&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Julie oublie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Le sang fait glouglou&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;sur la meringue&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;et les fruits&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Un gros téton&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;surgit tout blanc&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;dans la nuit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La mort rode&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;la mort rode&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;j'en jouis.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-115495419102698014?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/115495419102698014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=115495419102698014&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115495419102698014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115495419102698014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2006/08/le-sexe-est-en-nous-jusquau-trognon.html' title='Cerise sanglante'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-115495337590468799</id><published>2006-08-07T14:14:00.000+02:00</published><updated>2006-08-07T14:22:55.913+02:00</updated><title type='text'>On ne choisit pas sa chair/mère</title><content type='html'>Oui... c'est tiré au sort.&lt;br /&gt;Une mère amère, aigre nourrice, ça vous met du poison dans le coeur, ça vous gave de haine, ça vous fait voir toute l'horreur du monde... ça fait de vous un futur écorché vif, candidat au massacre... ça vous donne assez de lucidité et de désillusion pour percer à jour toute la pourriture humaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-115495337590468799?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/115495337590468799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=115495337590468799&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115495337590468799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115495337590468799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2006/08/on-ne-choisit-pas-sa-chairmre.html' title='On ne choisit pas sa chair/mère'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32226112.post-115478247975417634</id><published>2006-08-05T14:46:00.001+02:00</published><updated>2009-03-10T20:53:37.909+01:00</updated><title type='text'>Erection intégrale</title><content type='html'>&lt;table id="HB_Mail_Container" height="100%" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0" unselectable="on"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr height="100%" unselectable="on" width="100%"&gt;&lt;td id="HB_Focus_Element" valign="top" width="100%" background="" height="250" unselectable="off"&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;J’exècre le soleil ! Je lui verserai mon sang sur la gueule !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne suis pas moi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je suis l’Os.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne me laisserai pas engloutir par la carne globale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon crâne bande au zénith, et s’éjacule en cosmiques fracas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rien. JE NE SAIS RIEN.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des images s’allument, et des sons, des orgues, seins aveuglants, cuisses crues, blancheur lunaire, beauté déchiquetée, et l’azur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(Je hurle en silence.)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;JE NE SAIS RIEN.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fêlure sous l’azur cruel, mes yeux increvables béent sur la lumière crue du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mes os fusionnant en un Seul, érection intégrale de l’Os, je viole les astres et éclate en giclées stellaires.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr unselectable="on" hb_tag="1"&gt;&lt;td style="FONT-SIZE: 1pt" height="1" unselectable="on"&gt;&lt;div id="hotbar_promo"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32226112-115478247975417634?l=la-chair.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-chair.blogspot.com/feeds/115478247975417634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=32226112&amp;postID=115478247975417634&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115478247975417634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32226112/posts/default/115478247975417634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-chair.blogspot.com/2006/08/au-commencement-tait-la-chair.html' title='Erection intégrale'/><author><name>younisos</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00706453072672337637</uri><email>younisosmail@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951915913176506461'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>